CULTURE

Soit Rock et tais-toi ! Confessions d’un fan de Heavy Metal en zone rurale

Enfin un bouquin dont le titre résume parfaitement ce qu’il y a dans le livre! Avec lui, pas de surprises! Chuck Klosterman nous livre comment un album -le mythique chef d’œuvre de Mötley Crüe, Shout At The Devil- changea son quotidien d’adolescent maigrichon vivant dans le fin fond du Dakota.

Fargo Rock City !

Loin d’être un discours pompeux et faire la liste des groupes et disques éculés de cette époque qui peut vous paraitre lointaine ou inconnue, ce journal d’un ado métalleux  n’est pas qu’un simple témoignage.

Déjà, parce que c’est drôle et sans concession, un peu comme si votre grand frère vous racontait son adolescence en vous payant votre première bière. Vous écoutez, fasciné, et vous en prenez plein les mirettes. Les images fantasmées ou non (oui, les pantalons en cuir cloutées ont un jour été portés) apparaissent, et au bout d’une dizaine de pages, vous n’avez qu’une envie, c’est de mettre dans vos oreilles tout l’album des Mötley Crüe.

Et c’est ce que je vous conseille: lire et écouter sur une plateforme de musiques les titres qui sont évoqués.

Fargo rock city chuck Klosterman

 

Chuck Klosterman, journal d’un ado métalleux !

Comme quoi, l’adolescence est une période marquante et charnière. Où les découvertes et les goûts tracent les contours de l’adulte que nous serons. A l’instant où j’écris ces lignes, j’écoute les mythiques Demented are go (DAG pour les intimes), groupe qui ravagea mes oreilles pour le plus grand plaisir de mes parents.

Bref, l’auteur analyse, raconte une époque et nous fait voyager. C’est vibrant comme un riff de guitare, drôle comme une coupe de cheveux des années 80  et passionnant car nous avons affaire à un connaisseur,  qui nous montre comment ce qui peut être perçu comme superficiel ou dérisoire peut changer une vie et marquer une génération.

Deux mots sur cet écrivain non anonyme, reconnu,  et respecté (voyez par vous même où nous mène une passion messieurs dames)

Celui qui compara Britney Spears à « l’Antéchrist est un écrivain américain reconnu et un critique de rock salué par la profession.  Chuck Klosterman collabore avec des magasines tendances et atteint un certain statut avec son livre Sexe, drogues et pop-corn sorti en 2002.

Certains spécialistes cherchent à suggérer que le heavy metal était une sorte de moyen d’expression comparable, simplement destiné à une catégorie de gens moins intellectuels. Je ne suis pas d’accord.  Je pense que le hard rock des années 1980 avait le même but, fonctionnait en sens inverse. Au lieu de dire à un gamin exclu qu’il avait le droit d’être différent, le metal semblait lui dire: « Tu n’es pas différent du tout. » Tu es même hyper normal. En fait, tu es extrêmement populaire et totalement cool. Au lieu de valider la triste réalité de votre vie d’ado, il créait une réalité complètement différente.

A lire si : 

  • vous êtes curieux
  • passionné de musique
  • né dans ces années 80 mythiques
  • si vous aimez les lectures à l’écriture franche, décalée et sans concession

A oubliez si : 

  • vous ne supportez pas la musique dont le son est lourd et épais
  • si vous n’éprouvez aucun mouvement de tête à l’écoute de « Shout At the Devil »
  • si pour vous le heavy se résume au nom d’une sauce pour burger

Fargo Rock City. Confessions d’un fan de Heavy Metal en zone rurale de Chuck Klosterman

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